Archives de catégorie : COMMUNIQUÉ

FILIÈRE GESTION ADMINISTRATIVE

Le SNUEP-FSU engagé au quotidien
pour les élèves et les personnels
de la filière Gestion Administration

Le ministère a fait le choix de supprimer la moitié des places disponibles, pour les élèves, dans les sections de bac pro Gestion Administration (GA) d’ici 2022.
Le SNUEP-FSU, qui s’est opposé à la création de ce baccalauréat, a toujours œuvré de manière déterminée pour des mesures permettant d’y améliorer les conditions de travail des personnels et d’études des élèves. Il a obtenu une baisse de la pression certificative et le retrait du caractère obligatoire de la mise en place des scénarios.
Face aux nouvelles annonces, le SNUEP-FSU poursuit son engagement en ce sens et intervient au niveau local comme au niveau national pour dénoncer les choix qui ne vont pas dans le bon sens et porter les revendications des personnels. Continuer la lecture de FILIÈRE GESTION ADMINISTRATIVE

Vers un rendez-vous non salarial ?

Le Secrétaire d’Etat à l’action et aux comptes publics a annoncé un rendez-vous salarial pour la Fonction publique le 2 juillet prochain.
Mais la réunion préparatoire qui s’est tenue le 18 juin a d’ores et déjà fermé de nombreuses portes.
Le dégel de la valeur du point d’indice semble être écarté d’emblée… ce que la FSU a contesté avec force.
Le gouvernement n’envisage aucune mesure générale à même de soutenir le pouvoir d’achat et les niveaux de vie de toutes et tous les agent-es.

En complément d’un plan de revalorisation de la valeur du point d’indice, la FSU a réaffirmé la nécessité d’une attribution uniforme de 30 points d’indice sur l’ensemble de la grille pour poursuivre la revalorisation et tenir compte de l’inflation et de la croissance. Elle a défendu également la nécessité d’améliorer les déroulements de carrière, notamment en raccourcissant les durées de séjour dans les échelons et en fluidifiant les promotions de grade.
La FSU a rappelé que le minimum fonction publique (indice 309 depuis 2013), qui sert souvent d’indice pour la rémunération des contractuel-les les plus précaires, doit être augmenté.
Elle a enfin rappelé sa demande d’abrogation du jour de carence. Continuer la lecture de Vers un rendez-vous non salarial ?

Déclaration FSU – CCFP – 15 mars 2019

La FSU n’a eu cesse depuis près d’un an de dénoncer les arbitrages unilatéraux du document d’orientation du gouvernement Refonder le contrat social avec les agents publics. Rien de nos alertes ni de nos propositions n’a été entendu.

Vous conviendrez qu’il est difficile alors de parler de dialogue social.

Aujourd’hui, le gouvernement a ouvert un Grand débat national dont les conclusions ainsi que les pistes retenues par le gouvernement devraient être annoncées au début du mois d’avril. Quelle urgence y-a-t-il à décider aujourd’hui d’une loi pour la Fonction publique sans attendre les conclusions que le gouvernement entend tirer de ces débats ?

La FSU considère que le projet de loi dit de transformation de la fonction publique, examiné au CCFP d’aujourd’hui, est une remise en cause sans précédent de la Fonction publique. Tournant le dos aux principes mêmes qui fondent notre modèle de Fonction publique si structurant pour notre modèle social, il est aussi le renoncement à faire évoluer la Fonction publique pour répondre à tous les besoins de la société et garantir plus et mieux de services publics de qualité aux usager-e-s sur l’ensemble du territoire.

C’est pourquoi la FSU ne peut pas accepter :
• L’élargissement des dérogations au principe du recrutement par concours sur un emploi permanent ni la création de « contrat de projet ». C’est faire du contrat et de la précarité la voie principale de recrutement alors que déjà aujourd’hui 20% des agent-e-s ne sont pas titulaires. C’est, contrairement à ce qui est écrit dans le texte, fragiliser le fonctionnement et la continuité des services.
Le contrat, en levant toutes contraintes à l’exercice du pouvoir hiérarchique, renforce la proximité entre l’agent-e et l’employeur affaiblissant de fait la mise en œuvre des principes de neutralité et d’indépendance pourtant si utiles aux agent-e-s comme aux usager-e-s.

• La possibilité d’externalisation de services avec des détachements vers le privé, sans d’ailleurs que ne soit offert aux agent-e-s la possibilité d’un droit d’option, l’introduction des ruptures conventionnelles, des mobilités imposées, etc. Cela constitue un plan pour «accompagner» celui de suppression de 120 000 emplois d’ici 2022 et de réduction des périmètres de l’action publique au moment même où le besoin de services publics de qualité, accessibles sur tout le territoire, est une attende forte des citoyen-n-es.

• La réduction du rôle des représentant-e-s des personnels en vidant les commissions paritaires de leur substance et en ne donnant plus aucun droit de regard aux agent-e-s sur les actes de gestion (mutations, promotions, etc.), en remettant en cause les CHSCT, leurs prérogatives et les moyens pour les faire fonctionner. Ainsi, l’administration affecterait ou nommerait de manière unilatérale, en toute opacité, sans aucune vérification par des élu-e-s du personnel du respect des droits de chacun, sans possibilité pour les personnels de contester les décisions autrement que par un recours individuel devant l’administration puis devant les tribunaux administratifs. C’est le retour à l’arbitraire et à l’autoritarisme, bien loin de notre conception d’une gestion collective et démocratique des carrières et des conditions de travail des agent-e-s.

• La remise en cause des accords négociés sur le temps de travail dans la Fonction publique territoriale. Comment comprendre la volonté affichée du gouvernement de négocier à un niveau local dans le privé alors que ceux-ci sont remis en cause dans la Fonction publique ?

• Une loi donnant une habilitation à légiférer par ordonnances sur la médecine du travail et sur les différents congés. Il faut commencer par prendre le temps d’une négociation avec les organisations syndicales représentatives des personnels avant d’arrêter des décisions.

Concernant le titre 5 du projet de loi, signataire de l’accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique, la FSU ne peut pas accepter le chantage qui consisterait à accepter cette loi pour permettre la mise en oeuvre des mesures nécessaires. D’autres possibilités législatives existent pour rendre ces décisions effectives.
Monsieur le Ministre, vous et votre gouvernement, prenez une lourde responsabilité à faire ces choix. La FSU ne les cautionnera en aucune manière et, comme elle le fera aujourd’hui au cours de ce CCFP, elle continuera à dénoncer ces mesures et à appeler chacun et chacune à ses responsabilités.

Les académies ne fusionneront pas : une première victoire !

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé devant la Commission des Affaires culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée nationale qu’il y aurait un maintien de tous les rectorats et de tous les recteurs.

La FSU, opposée depuis 2015 à la perspective de fusions des académies, contestant un par un les arguments présentés à l’appui de ces projets, n’a pas ménagé ses efforts pour mobiliser les personnels sur ce sujet, défendre leurs métiers et leurs expertises professionnelles, la proximité et les bons niveaux d’organisation, de pilotage et de gestion du service public d’éducation.

Ce premier pas en arrière du Ministre quant à l’orientation de fusions généralisées annoncée au mois de juillet 2018 est une première victoire pour les personnels et le service public d’Education.

La FSU reste vigilante, notamment en ce qui concerne les académies de Caen et de Rouen, où elle demande la nomination d’un recteur ou d’une rectrice pour chacune d’entre elles. Elle refusera les réorganisations de services qui seront opérées sous la contrainte d’insuffisances de moyens et de dégradations des conditions de travail des personnels, et qui n’auraient alors aucune justification en termes de renforcement et d’amélioration du service public.

Malmenée depuis trop longtemps, l’administration des ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, aux niveaux central et déconcentré, exige d’être au contraire confortée.

Les Lilas le 4 février 2019