Archives de catégorie : NON CLASSÉ

Communiqué de presse : Reprise le 11mai

Réouverture des établissements : les conditions sanitaires oubliées par le ministre

 

Le 21 avril, devant l’Assemblée nationale, le ministre J.-M. Blanquer a présenté sa doctrine pour la réouverture progressive des établissements. Une nouvelle fois, les personnels et leurs représentant·es apprennent par la presse les choix du ministre quant à l’organisation de leur travail. Le dialogue social n’est décidément pas une pratique du pouvoir, même en temps de crise.

Sans considération sanitaire, le ministre a donné un calendrier de reprise et une organisation pédagogique. Il s’abrite derrière les « autorités sanitaires » pour ne pas avoir à rentrer dans le détail des conditions matérielles qui semblent impossibles à mettre en œuvre d’ici les dates annoncées. Justifier le choix de la reprise le 11 mai en s’appuyant sur une étude scientifique d’Allemagne relève de la malhonnêteté : la circulation du virus est bien différente en France, tout comme la capacité de notre système de santé à y faire face.

Pour le SNUEP-FSU, aucune reprise ne peut être envisagée sans avoir en amont l’assurance que les conditions sanitaires soient réunies pour une protection collective des personnels et des élèves. Cela passe par la validation d’un protocole national strict susvisé par une commission d’experts scientifiques indépendants. Et contrairement aux pratiques du ministre, les CHSCT comme les instances représentatives des personnels doivent être consultés à tous les niveaux avant toute décision d’ouverture d’établissement.

Pour les LP, SEP, SEGPA et EREA, le ministère envisage une prérentrée d’une semaine. Le SNUEP-FSU a demandé un temps pour les équipes afin de préparer ensemble l’accueil sanitaire des élèves, de définir les contenus éducatifs et pédagogiques et pour anticiper l’organisation des établissements.

Mais le SNUEP-FSU dénonce l’intention du ministre d’utiliser cette « prérentrée » pour tenter d’imposer des prétendues « bonnes pratiques » pédagogiques et des plans personnalisés pour chaque élève. Les personnels ont besoin d’un cadrage sanitaire clair et non, une fois de plus, d’injonctions pédagogiques qui risquent d’entrainer des dérives locales et des prescriptions inadaptées de la part d’équipes d’inspection ou de direction.  Les personnels souhaitent travailler en toute sérénité pour répondre aux difficultés scolaires et psychologiques des jeunes.

Le SNUEP-FSU s’interroge sur le choix de faire reprendre en premier les sections industrielles alors même que les gestes barrières et la distanciation sont plus compliqués à mettre en œuvre.

Il dénonce fermement les propos du ministre quant au cumul possible de l’enseignement en présentiel et à distance.

Pour le SNUEP-FSU, si reprise il y a, les évaluations des élèves ne pourront être que formatives. Pendant les quelques semaines de réouverture, l’urgence ne sera pas à l’évaluation certificative pour le livret scolaire ou les diplômes au risque d’accroitre encore plus les inégalités.

L’éloignement des élèves pendant le confinement et les inégalités mises en lumières ne se résoudront pas par le seul retour en classe.

Dès maintenant, des mesures urgentes sont à envisager pour la rentrée de septembre dans la voie professionnelle, notamment un collectif budgétaire pour la création de postes dans les LP, SEP, SEGPA et EREA publics, et l’abrogation des dispositifs que sont la co-intervention et le chef-d’œuvre pour redonner du temps disciplinaire professionnel et général aux élèves.

Plutôt que des paroles, le SNUEP-FSU exige un investissement conséquent pour les élèves mais aussi pour les enseignant·es de la voie professionnelle.

AVIS DE TEMPÊTE

Un rapport Céline Calvez – Régis Marcon pour fragiliser la voie professionnelle scolaire

Le SNUEP-FSU a pris connaissance du rapport Calvez-Marcon. Il n’en partage pas du tout la finalité qui prône l’excellence de quelques-un·es tout en fragilisant la réussite de tou·tes.
Quasiment l’ensemble des mesures font des lycées professionnels des « sas » pour préparer les jeunes non pas à un métier mais à entrer en apprentissage.
C’est une transformation d’ampleur qui est préconisée ici. Elle aura des incidences sur l’ensemble de la voie professionnelle scolaire : modification des parcours, des contenus et des certifications. Davantage qu’avec la réforme de 2009, le fonctionnement de nos lycées s’en trouvera profondément modifié. Le rapport nie la spécificité de l’enseignement professionnel qui aujourd’hui dispense des enseignements généraux et professionnels équilibrés permettant une formation globale des jeunes.

Continuer la lecture de AVIS DE TEMPÊTE

LES LP DANS L’ACTION

AUGMENTATION DES SALAIRES : IL Y A URGENCE
L’APPRENTISSAGE CONTRE LES LYCÉES PROFESSIONNELS
VERS UN PROJET INACCEPTABLE POUR L’ENSEIGNEMENT PRO

Pour toutes ces raisons,
les PLP doivent maintenant passer à l’action !
Exigeons ensemble la reconnaissance de notre travail indispensable pour l’avenir scolaire et professionnel des jeunes.

Télécharger le tract à diffuser